Le «poumon vert» de la planète est en train de brûler. Depuis le mois de juillet l'Amazonie est en proie aux flammes alors qu'elle absorbe normalement 14% du CO2 atmosphérique mondial, c'est le seul écosystème au monde capable de faire ça. Les incendies ont pris une ampleur considérable en détruisant plusieurs centaines d'hectares de la forêt Amazonienne. Ces feux de forêt sont en hausse de 83% à cause de la sécheresse et de la déforestation.

L’inquiétude s'est amplifiée lorsque lundi le ciel de Sao Paulo est devenu noir de fumé pendant plus d'une heure alors que la forêt se trouve à plus de 3000 km de la ville. Un nuage qui a été estimé à 1.2 millions de km carré (presque deux fois la France).

La déforestation de l’Amazonie a été quatre fois supérieure par rapport à la même période l'an dernier, il n'était pas possible de déterminer mercredi 21 août 2019 l'ampleur de la superficie affectée par les feux de forêt devant l'indifférence totale du gouvernement brésilien.

La déforestation est une cause majeure de ces incendies, ils sont liés à la déforestation et l'intensité des saisons sèches. Cependant cette année 2019 a connu une sécheresse moins sévère que les années précédentes. Les feux ont toujours une origine humaine souvent utilisés pour nettoyer des zones déjà déforestées, afin d'ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture, le manque de prévention fait que ces incendies peuvent s'étendre sur des zones qui n'étaient pas destinées à être brûlées.

Les conséquences sont désastreuses en entraînant une grande perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, de plus les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences pour la santé, provoque des problèmes respiratoires. Il y a également des dommages économiques.

La zone qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français, cela représente environ 20 % il en reste encore 80%, il est encore temps de d'éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais il faut que la solution soit rapide.

Le changement climatique reste la cause principale de ces incendies. Le monde meurt sous nos yeux, nous le tuons petit à petit et nous détournons le regard.

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